| Son histoire |
La fondation: une enfant du Conseil fédéral suisse
Les membres du Conseil de fondation au cours du temps1 La présidence
Conformément aux statuts, ce poste est occupé d’office par le membre du Conseil fédéral responsable du Département fédéral de l’intérieur (DFI). 2 Les hauts fonctionnaires du DFI responsables de la politique de la science ou de la santé
Lors de la création de la fondation en 1920, l’intention était d’associer au Conseil de fondation un proche collaborateur du chef du DFI de formation scientifique ou médicale. Les statuts originaux désignèrent alors d’office, à ce poste, le directeur de l’Office fédéral de la santé publique. Les statuts révisés de 1997 laissent au chef du DFI le soin de désigner celui de ses collaborateurs qu’il souhaite voir à ce poste. 3 Les représentants de l’Ambassadeur de France en Suisse
Traditionnellement, le représentant de l’Ambassadeur de France en Suisse est un professeur de nationalité française travaillant dans une haute école de Suisse, sauf de 1993 à 2002, où ce poste fut occupé par l’attaché pour la science et la technologie de l’ambassade. 4 Les représentants de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL)
Née de la reprise de l’Ecole polytechnique de l’Université de Lausanne (EPUL) par la Confédération, l’EPFL n’est une école polytechnique fédérale que depuis 1971. 5 Les représentants de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETHZ)Emil Bosshard (1920–1937), Ernst Gäumann (1937–1963), Albert Frey-Wyssling (1964–1970), Kurt Mühlethaler (1971–1987), Richard Ernst (1988–2000), Kurt Wüthrich (depuis 2001). 6 Les représentants de l’Université de BâleGerhard Hotz (1920–1926), Rudolf Stähelin (1926– 1943), Carl Henschen (1943–1956), Karl Bernhard (1956–1974), Max Burger (1974–1993), Walter Gehring (1994–2006), John P. Maier (depuis 2007). 7 Les représentants de l’Université de BerneHermann Sahli (1920–1933), Friedrich de Quervain (1933–1940), Hans Guggisberg (1940–1956), Hans Rudolf Signer (1956–1973), Ernst F. Lüscher (1974–1986), Ewald R. Weibel (1987–1999), Christoph Schäublin (depuis 2000). 8 Les représentants de l’Université de FribourgGustave Clément (1920–1940), Aloys Müller (1940– 1962), Otto Huber (1964–1980), Franzpeter Emmenegger (1980–1995), Alexander von Zelewsky (1996– 2006), Jean-Pierre Métraux (2007), Jean-Pierre Montani (depuis 2008). 9 Les représentants de l’Université de GenèvePhilippe-A. Guye (1920–1921), Robert Chodat (1922–1934), Emile Briner (1934–1956), Georges Bickel (1956–1960), Eric Martin (1961–1970), Alex F. Muller (1971–1987), Michel Vallotton (1988– 2000), Michel Mayor (2001-2008), Anik de Ribaupierre (depuis 2009). 10 Les représentants de l’Université de LausanneEmile Dind (1920–1933), Louis Michaud (1933– 1956), Alfredo Vannotti (1956–1977), Michel Dolivo (1978–1991), Hans R. Brunner (1992–2000), Maia Wentland Forte (depuis 2001). 11 Le représentant de l’Université de Lucerne
L’Université de Lucerne a été reconnue par la Confédération en 2005. 12 Les représentants de l’Université de NeuchâtelAdrien Jaquerod (1920–1956), Félix Fiala (1956– 1967), Jean-Georges Baer (1968–1972), Charles-Albert Terrier (1973–1982), André Aeschlimann (1983–1996), Anne-Nelly Perret-Clermont (1997-2008), Martine Rahier (depuis 2009). 13 Les représentants de l’Université de Saint-Gall
Dépourvue de facultés de médecine et de sciences naturelles, l’Université de Saint-Gall n’a été invitée à désigner un représentant au Conseil de fondation qu’en 1998, lorsque le Prix Marcel Benoist s’est ouvert aux sciences humaines et sociales. 14 Le représentant de l’Université de la Suisse italienne
L’Université de la Suisse italienne a été reconnue par la Confédération en 2000. 15 Les représentants de l’Université de ZurichHeinrich Zangger (1920–1946), Hans Rudolf Schinz (1946–1961), Gian Töndury (1962–1976), Günter Baumgartner (1977–1991), Rolf Zinkernagel (1991–2000), Martin Schwab (depuis 2001). 16 Les secrétaires de la fondationFritz Vital (Secrétariat général du DFI, 1920-1955), J. Erni (Secrétariat général du DFI, 1956-1966), Walter Buser (Secrétariat général du DFI puis Chancellerie fédérale, 1966-1987), Paul Moll (Secrétariat général du DFI, 1987-1993), Jean-François Conscience (Office fédéral de l’éducation et de la science puis Secrétariat d’état à l’éducation et à la recherche, 1993-2009), François Baumgartner (Secrétariat général du DFI, depuis 2009).
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En acceptant l’héritage de Marcel Benoist, le «Gouvernement de la République Helvétique», c’est-à-dire le Conseil fédéral, s’était mis dans l’obligation de respecter la condition principale qui lui était associée, à savoir l’attribution d’un prix scientifique annuel. Il était évidemment hors de question qu’il s’en occupe lui-même. Il aurait pu déléguer cette tâche à un organe de l’administration fédérale mais, dans le souci de garantir un maximum d’indépendance, il décida de créer une fondation, la Fondation Marcel Benoist. En même temps il remit à celle-ci l’héritage de Marcel Benoist, afin qu’elle en utilise les revenus pour doter le prix, et il la chargea de servir à Gabrielle Duvivier sa rente annuelle, exécutant ainsi les dernières volontés du testateur. Instituée conformément aux articles 80 à 89 du Code civil suisse et inscrite au Registre du Commerce du Canton de Berne, la Fondation Marcel Benoist naquit officiellement le 19 novembre 1920 lorsque le Conseil fédéral en adopta les statuts. Plusieurs caractéristiques de la fondation rappellent qu’elle fut créée par le Conseil fédéral et soulignent les liens étroits qui la lient, aujourd’hui encore, au gouvernement suisse. Tout d’abord, elle est officiellement domiciliée au Département fédéral de l’intérieur à Berne et elle est placée sous la haute surveillance directe du Conseil fédéral, auquel elle doit soumettre, pour approbation, un rapport annuel et toute modification éventuelle de ses statuts. Ensuite, deux membres d’office du Conseil de fondation représentent la Confédération suisse. Il s’agit du président, qui est toujours le chef du Département fédéral de l’intérieur, et du second vice-président, qui est choisi parmi les hauts fonctionnaires du même département responsables de la politique de la science ou de la santé publique. Les autres membres du Conseil sont désignés par les universités cantonales et les écoles polytechniques fédérales mais leur nomination doit être approuvée par le Conseil fédéral. Enfin, la gestion du secrétariat de la fondation a toujours été inclue dans le cahier des charges d’un fonctionnaire fédéral, qui peut faire usage, pour le seconder dans l’accomplissement de cette tâche, du personnel et de l’infrastructure de l’unité administrative à laquelle il est rattaché. C’est là une très importante prestation en nature de la Confédération en faveur de la fondation, qui permet à cette dernière d’affecter l’essentiel de ses revenus à la dotation du prix scientifique annuel, ainsi que le voulait Marcel Benoist. En mémoire de la nationalité française de ce dernier, le Conseil fédéral voulut également que l’Ambassadeur de France en Suisse fasse partie d’office du Conseil de fondation mais il lui accorda dans les statuts le droit de se faire représenter, un droit dont tous les ambassadeurs qui se sont succédé à ce poste ont fait usage. Enfin, les statuts originaux prévoyaient qu’un représentant de la famille de Marcel Benoist siège au Conseil de fondation pendant les 10 premières années. La famille nomma dans ce but Etienne Sayet, un avocat parisien ami de Marcel Benoist et son exécuteur testamentaire. Celui-ci resta membre du Conseil jusqu’à sa mort en 1942.